Le débat a commencé...
Partager l'article ! Réaction des lecteurs: Par Marina (sur amazon.fr) L'auteur nous livre une vue synthétique et claire des grands courants de pensée philisophi ...
Modestes réflexions et impressions d’après lecture du livre de Michaël Doukhan: “Français réveillez vous, le syndrome généralisé de Peter Pan”
L'expression « Français réveillez vous etc... » est relativement courante dans les titres de livres actuels traitant de la crise socio-économique, de même que la référence au « syndrome de Peter Pan » dont souffrent réellement et profondément des hommes qui se sont coupés de leurs propres sentiments, et refusent de grandir (vivent dans leur rêve).
Une approche humaniste et solidaire de l'organisation démocratique et républicaine de la société peut être troublée par ce titre, un peu provocateur (mais sûrement pédagogue), qui semble rejeter la responsabilité des causes de la crise sociétale, économique actuelle sur les Français citoyens endormis préférant compter fleurette à la fée clochette , plutôt que de se mettre au travail…
Du moins, ce fut mon impression première, aussi rapide que superficielle, à mon premier contact avec le livre.
Mais…la lecture agréable du texte, la tonicité et le style du livre et de son auteur, en appellent effectivement au REVEIL voire à l'ÉVEIL!!! et la pensée de l’auteur va bien au-delà du « simple livre de plus » sur la crise mondiale qui nous qui frappe actuellement.
Ce pamphlet décapant, mais constructif, sans concession, mais généreux, parfois intimiste et bien humain, émanant de l'esprit d'un homme Libre ayant réussi brillamment la synthèse des courants philosophiques qui ont marqué l'Humanité, parle en effet à notre tréfonds en termes quasiment initiatiques et sans prétention, mais avec une puissance intellectuelle hors du commun qui se situe à la fois au niveau et à la fois bien « au-dessus » des « recettes » que certains proposent sans aucun doute… comme La Vérité.
Voilà effectivement que l'auteur nous propose sur un ton allègre voire joyeux, de nous débarrasser de nos vielles lunettes de la « non-vérité », de nos veilles « peaux », de devenir ce que nous sommes réellement, d'aller vers soi, de nous extraire de la léthargie ronronnante dans laquelle nous vivons habituellement en vieil homme avant l'âge.
Projet salutaire et sympathique, qui peut rappeler à certains que la Lumière et de plus en plus brillante plus on s'enfonce à l'intérieur de soi, à la recherche de notre Vérité. (Notre Vérité pas LA Vérité).
L'auteur nous propose une synthèse éclairante de l'évolution de l'espèce humaine, pétrie d'animalité, animalité pourtant rejetée par l'Homme dont l'esprit se voile peu à peu de culture, de morale, se sclérose sous les couches des notions de Bien et de Mal qui finissent par dépasser l'homme et vivre en dehors de lui !!!
Avec Spinoza et d'autres grands penseurs de Liberté, l'auteur nous invite à s'attaquer aux socles fondamentaux du Bien et du Mal, qui n'existent pas, bien qu'existent les notions de BON et de MAUVAIS.
Totalement conquis par l'approche (qui est profondément notre depuis quelque temps...), que l'auteur a de l'illusion appelée Vérité!!! nous partageons son invitation a l'oublier.
De même, l'approche freudienne selon laquelle l’« Homme n'est pas maître dans sa propre maison » : l'inconscient restera la boite noire de chacun , toujours différente d'une personne à l'autre...
De même quand l'auteur nous met en garde « contre la fierté scientifique humaine trop humaine!! » et les illusions dont se nourrissent les scientifiques... Seul « le mouvement » incessant de la recherche de la vérité est la seule vérité qui soit...!
Enthousiasme à la lecture du paragraphe sur Nietzsche le libérateur!!! « Vous êtes la Vérité! »
Enthousiasme total jusqu'à la fin du livre d'ailleurs.
Ce livre mérite non seulement d’être lu, mais par la puissance de ses nombreux apports sur les plans philosophiques, humanistes, économiques et sociétaux, il devrait être présenté et remis au plus grand nombre, comme œuvre de Sagesse.
Jean-Pierre Aguiard
Par Vincent Liebig
Bonjour,
Tout d’abord, je tiens à vous remercier sincèrement pour votre commentaire. L’objectif de ce livre est de lancer un débat et, sans a priori aucun, j’apprécie ceux qui y participent dès lors qu’il y a argumentation. Votre email a ce mérite.
Dans le livret d’extraits que vous avez lu, seule une partie de ma vision de l’éducation nationale est évoquée. Je fais ensuite une analyse historique et sociologique de l’état d’esprit des acteurs de cette grande institution, et mets en avant et explique le décalage entre le souhait individuel de chaque enseignant que le mammouth évolue et l’immobilisme d’ensemble dès qu’on essaie la réforme. L’enseignant est réformateur et plein d’idées originales seul au coin du feu, mais immobile dans la rue dès qu’il fait corps avec ses collègues ; c’est une de mes thèses que j’ai souvent vérifiée. Je n’ai jamais enseigné et je sais que je serais un piètre enseignant à cause, entre autres, de mon manque de patience. Je décline donc votre invitation à relever la barre de l’éducation nationale (!) mais je sais faire d’autres choses (commerce international). Nous en sommes tous là, n’est-ce pas ? Mais, pour revenir à nos moutons, je connais assez bien l’éducation nationale (de l’extérieur il est vrai) car une grande partie des membres de ma famille y travaille. Ils m’ont longuement commenté ce passage du livre, parfois de manière virulente, parfois avec une hauteur et un détachement qui m’ont surpris et éclairé. J’ai un immense respect pour eux, pour leur dévotion ; ils font, je me répète, ce que je ne serais jamais capable de faire et pourtant j’ai osé écrire ce chapitre. Il ne s’agissait aucunement de fustiger les enseignants, mais dans le contexte global de mon livre, je me devais de leur dire « réveillez-vous », car l’état des lieux n’est pas brillant (j’en parle précisément dans le livre) et il faut par tous les moyens casser cette image que nous sommes parmi les meilleurs. Je ne dis pas dans mon livre que nous sommes les pires (je ne sais pas où vous avez lu cela?) mais se comparer avec ceux du bas de l’échelle n’est ni utile ni souhaitable ; la bonne question est : pourquoi ne sommes-nous pas les meilleurs ?
Ce livre d’extraits n’était peut-être pas une bonne idée finalement. Contrairement à ce que vous pensez, je ne fustige personne. Et je suis bien loin du « système du jugement » (j’y a même consacré un chapitre). Cette lecture « première » est même en contresens avec l’esprit de ce livre, vous le comprendriez si vous l’aviez lu entièrement. Oui, je fais des commentaires sur les enseignants, les parents, les patrons, les syndicalistes, les fonctionnaires, sur moi-même… dans le seul but de dire : « attention, nous sommes immobiles et les autres bougent ; à chacun de se lever et d’avancer sur le chemin de son choix ». Pour ce faire, je titille, mais jamais je ne prétends dire « vous devez faire ceci ou cela », car c’est là que réside le germe de l’idéal (que je combats dans chaque page) : proposer des solutions toutes faites c’est ainsi anéantir la pensée individuelle (suivre un idéal c’est suive la pensée – ou le rêve – d’un autre, comme l’expliquait brillamment Deleuze). Non, à chacun de penser seul et de choisir son chemin.
Mon livre n’est donc pas une analyse macro-économique des différents sujets abordés ; cela est fait tous les jours dans les journaux. Mon approche est individualiste : toi lecteur, es-tu capable de te dire « malgré les apparences, je suis en état de somnolence et si je me réveillais, j’avancerais ; je prendrais ainsi des risques, mais j’avancerais ». Le mouvement, c’est la vie. L’immobilisme c’est la mort. Je pense que seule la somme des mouvements individuels remettra en marche la France, certainement pas le rafistolage d’une vieille idéologie ni l’invention d’une nouvelle. Mais cette prise de conscience individuelle, cette capacité à se remettre en question, à porter un regard critique sur ce qu’on a fait toute sa vie… requiert un immense courage. Pour tenter de réactiver ce courage, j’ai fais le choix d’un certain style pour mon livre…
Bien cordialement,
Michael Doukhan
Réponse:
Monsieur Doukhan,
Vincent
Réponse:
Bonjour,
Je tiens à vous remercier pour votre email. J’apprécie la clarté et le ton de vos commentaires. (Sans doute ai-je beaucoup à apprendre de vous dans ce domaine !) Également, vos encouragements me touchent beaucoup.
Oui, je compare certains patrons à des enfants dans le chapitre leur étant dédié (mais je parle également des autres patrons français que j’estime « réveillés » et j’explique où réside la différence). Ce passage est issu essentiellement de mon expérience personnelle, ayant eu affaire de très près à des patrons français, japonais, chinois… L’enfant qui ne veut pas grandir, qui ne veut pas aller vers le monde adulte, traverse chaque ligne du livre, c’est ce que j’appelle « le syndrome généralisé de Peter Pan », la thèse principale de ce pamphlet. J’y crois dur comme fer, mais je conviens qu’elle est discutable et pour cette raison, j’encourage le débat.
Vous avez raison de souligner que le style du livre risque de « braquer » les gens, mais je crois, pour l’avoir constaté dans les nombreuses réactions que j’ai reçues, que ce « braquage » initial (souvent focalisé sur un passage du livre qui touche le lecteur en question) se transforme souvent en une réflexion plus générale sur l’ensemble du livre, sur sa dynamique en trois actes… (Enfin, pour ceux qui ont lu le livre !) Je n’en dirai pas plus, mais j’apprécierais vivement, surtout après avoir échangé ces emails, si vous le souhaitez, votre commentaire sur l’ensemble du livre quand vous l’aurez lu.
Bien cordialement,