Mercredi 7 octobre 2009
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Le 31 octobre 2006, je me suis rendu à Hossegor chez mon cousin ; en faisant mes courses au Leclerc de
Cap-Breton, je vis un vélo et envisageai de l’acheter pour ma fille. Ce modèle d’exposition était le dernier vélo disponible dans cette catégorie, et malheureusement la selle était abîmée.
J’appelle un vendeur et lui demande s’il peut changer cette selle en mousse. Il se renseigne, mais il n’y a en stock que des selles en plastique, que je refuse en pensant aux fesses fragiles de
ma progéniture. Je lui demande s’il peut m’accorder une remise. Il refuse. Alors, je lui dis « il me parait normal qu’un produit endommagé soit moins cher qu’un produit en bon
état » ; il commence à s’énerver (je ne sais toujours pas pourquoi d’ailleurs) et me répond « on ne change pas le prix ; c’est comme ça et pas autrement ». Le
trouvant impoli, je lui dis « au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, je suis un client qui essaie d’acheter un de vos produits au juste prix, mais il semble que vous vous moquiez
complètement que j’achète ou pas ce vélo ». Alors, il me lance royalement avec un sourire qui en dit long sur son état d’esprit « de toute façon ça ne rentre pas dans mes
poches ! » Il est employé certes, mais ne comprend pas que son salaire n’est possible que si son employeur fait des affaires. Il est totalement déconnecté de la relation vente/profit
(et donc salaire) alors qu’il est vendeur lui-même. Imaginons que je me sois rendu dans son magasin, dont il aurait été propriétaire : il aurait trouvé pour moi une solution, car
naturellement, une vente aurait signifié pour lui profit (et il aurait été de plus assez content de se débarrasser d’un produit endommagé). Mais ce n’est pas le cas. Je m’en vais donc et il garde
son vélo ; le lendemain, j’en achète un autre ailleurs… Ce n’était qu’un exemple de la contamination de l’esprit du fonctionnaire sur le privé, sur tout un peuple, le peuple de
France1.
1 A l’heure où j’écris ces lignes (deux mois après l’anecdote), j’apprends que le vélo en question n’a toujours pas été
vendu !
Extrait du livre "Français, réveillez-vous!"
Par Michaël Doukhan
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Publié dans : Fonctionnariat
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J'ai longtemps travaillé dans le commerce, à mon compte et pour la grande distribution. Il est de fait que l'état d'esprit (euphémisme) des vendeurs ( euh!) est insupportable. Mais faut-il rappeler que ces pauvres esclaves n'ont de" vendeurs "que le titre sur le bulletin de salaire , au SMIC s'il vous plaît. Motivation zéro. Manger.
D'où viennent ces gens ? en générale, des laissés pour compte de la société qui auraient peut-être jadis trouvé leur place dans un travail manuel , à l'usine , mais la mode est passée. On n'a plus de travailleurs, on délègue au Magrheb ou en Europe de l'Est. Les directeurs de magasins sont les premiers responsables de ce je-m'en-foutisme. Boycottez Leclerc et ses semblables une bonne fois pour toutes.
Votre commentaire est intéressant et je suis bien d'accord sur le fait que trop de patrons utilisent leurs employés comme des pions et ne parviennent ainsi qu’à démotiver leurs troupes ; je l’ai vécu personnellement à Paris et surtout j’ai pu comparer cette triste expérience avec mes précédents employeurs japonais pendant 12 ans, qui eux considèrent l’employé comme une personne. Ça change tout.
Mais mon propos dans le livre est davantage une analyse de la psyché du Français, et il me semble que chacun, individuellement, par sa force intérieure et une réactivation de son instinct de survie, a les moyens de trouver les ressources vers la positivité. Il choisit alors de rester et de positiver malgré tout (son salaire, son patron, etc.), ou de partir et d’aller positiver ailleurs.
C’est la négativité et le ressentiment de chacun qui tuent la France. C’est cela que j’appelle le « syndrome généralisé de Peter Pan ».
Bien à vous, Michael